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<\/a> <\/div>\r\n \r\n L\u2019arriv\u00e9e \u00e0 l\u2019a\u00e9roport est assez ahurissante. Tout le monde se jette sur nos bagages dans l\u2019espoir d\u2019\u00eatre celui qui remportera le march\u00e9 : nous faire passer la douane, nous porter nos bagages, nous trouver une voiture. Affolement, mal \u00e0surveiller nos 5 valises malgr\u00e9 la vigilance d\u2019Ebnou qui est charg\u00e9 de notre accueil et qui distribue hautainement le travail. Le march\u00e9, c\u2019est lui qui l\u2019a eu. Il a m\u00eame le monopole de l\u2019\u00e9quipe IBM, ce qui doit faire de lui une des personnes les plus riches de Nouadhibou…<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
Nous ne reviendrons pas sur l’environnement naturel d’Ach\u00e8res, la Seine, les \u00e9tangs, la for\u00eat. Vous pouvez d\u00e9couvrir ce tour d’Ach\u00e8res que nous avions d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit, \u00ab\u00a0d’Ach\u00e8res \u00e0 Conflans-Sainte-Honorine\u00ab\u00a0, ou dans la version 1km-Covid (la plaine, la for\u00eat ayant \u00e9t\u00e9 bizarrement interdite), \u00ab\u00a0La covid, notre appart et nous\u00ab\u00a0. Ce dont nous avons profit\u00e9 depuis plus de vingt ans, organisant nos journ\u00e9es de travail pour ne pas rater le film, la conf\u00e9rence-lecture ou le concert de 20h30, s’appellent \u00ab\u00a0Pandora\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0Les yeux fertiles\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Le Sax\u00ab\u00a0. Respectivement, un cin\u00e9ma Art-et-Essai, une biblioth\u00e8que multim\u00e9dia (revendiquant sa mission de biblioth\u00e8que) et un espace musical (tr\u00e8s conviviale...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Si je devais faire un r\u00e9sum\u00e9 de cette semaine pass\u00e9e \u00e0 Istanbul et dans sa r\u00e9gion, c\u2019est ainsi que je dirais : Turquie, si proche de nous. Ce n\u2019est pas un voyage touristique qui m\u2019a emmen\u00e9 l\u00e0-bas. Une semaine dense plong\u00e9e dans le milieu industriel Turc. D\u2019abord le bureau et mes coll\u00e8gues de l\u2019agence \u00e0 Istanbul. Ensuite les sites industriels automobiles de Daimler Chrysler, Renault, Ford, Autokar, Autoyoll\u2026 Deux rendez-vous par jour, des r\u00e9unions de deux \u00e0 20 personnes. Je ne savais pas trop en atterrissant ce que j\u2019allais trouver : pays en voie de d\u00e9veloppement ou modernit\u00e9, la\u00efcit\u00e9 ou int\u00e9grisme, caste ou \u00e9galit\u00e9 des chances, machisme ou f\u00e9minit\u00e9....<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Laure et Yaya sont de d\u00e9m\u00e9nagement entre Bordeaux et H\u00f4pital-Camfrout. Ils nous d\u00e9posent les filles du vendredi soir au dimanche soir. Miya est adorable. Repas, coucher sans pleur (juste le temps de r\u00e2ler pendant la mont\u00e9e d’escalier puisque sa soeur reste avec Pap\u00e9 le temps de quelques histoires compl\u00e9mentaires), nuits de 11 heures dans notre chambre o\u00f9 nous l’entendons \u00e0 peine (parfois pas assez pour Chantal qui tend l’oreille \u00e0 l’\u00e9coute d’un signe de vie !). Et dans la journ\u00e9e quel dynamisme des deux filles. Le couloir est une piste de sprint, le fauteuil multicolore un trampoline dans lequel on se...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Dimanche 6 novembre. Mer tr\u00e8s agit\u00e9e, forte houle. Le d\u00e9part de la \u00ab\u00a0Course du Rhum\u00a0\u00bb est ajourn\u00e9. Ce matin, il pleuvait, pleuvait, pleuvait. Mais la m\u00e9t\u00e9o pr\u00e9voyait un apr\u00e8s midi ensoleill\u00e9e. Notre application de \u00ab\u00a0vagues et vent\u00a0\u00bb pr\u00e9voit bien une houle de plus de trois m\u00e8tres et des rafales \u00e0 plus de soixante kilom\u00e8tres heure. La C\u00f4te sauvage de Quiberon devrait \u00eatre soumise \u00e0 l’assaut de la mer. Nous sautons sur l’occasion et Chantal prend son appareil Noir et Blanc. Des sensations, du spectacle. Nous en avons eu, mieux que pr\u00e9vu. Sous l’assaut des vagues contre les rochers, l’eau est \u00e9mulsionn\u00e9e....<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Dans l’espace th\u00e9\u00e2tre Yvon Le Men interpr\u00e8te son long po\u00e8me r\u00e9quisitoire \u00ab\u00a0en fin de droits\u00a0\u00bb qui relaie la rage et la solitude des nombreux rejet\u00e9s que la rigueur \u00e9conomique accule \u00e0 la pauvret\u00e9, livre \u00e0 l’administrative interpr\u00e9tation des textes, confronte \u00e0 une pr\u00e9sence virtuelle, aveugle, sourde et muette. Nous sommes une trentaine dans la salle, sid\u00e9r\u00e9s par le m\u00e9lange de violence et d’humanit\u00e9, de drame et de d\u00e9rision. Pendant ce temps, cach\u00e9, Pef croque, avec ses mots tordus, le cynisme de cette situation, dans cet humour noir qui cerne si bien les errements de notre soci\u00e9t\u00e9 et qu’il nous livre...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Lundi, Marseille, jour ordinaire. D\u00e9jouant les barri\u00e8res, contournant les bulldozers, \u00e9vitant les \u00e9chafaudages, deux \u00e9tranges individus contournent des squelettes d\u2019immeubles. Un chantier titanesque qu\u2019ils d\u00e9couvrent sous un soleil de feu. Friche la Belle de Mai. Ce matin – il est onze heure – pas de public baba cool. Pas d\u2019artiste non plus. Quelques travailleurs du b\u00e2timent. Presque un d\u00e9sert. Ils d\u00e9tonnent. Lui, costume de coton beige, chemise blanche, panama blanc, barbe blanche naissante. Elle, jean moulant, petit blouson de cuir, sac photo en bandouli\u00e8re. Ils se pressent, marchent d\u2019un pas vif et semblent, le nez en l\u2019air, perdus dans ce...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n \u2026 Nous sommes enfin tous ensemble au Grand Stade. Nous l’avons rempli, c\u2019est remarquable ! 65000 dans les gradins ! Bravo ! Et 2000 sur la pelouse, bravo !…Tous buteurs !, clament 67000 maillots bleus qui brandissent \u00e0 bout de bras leur paire de crampons. Du foot, du foot ! Aux crampons ! Aux crampons !… Pendant trois mois nous avons bloqu\u00e9 les salles de volley et basket, les gymnases, les piscines et les clubs \u00e9questres, les tennis et les golfs !…Aux crampons ! Aux crampons !… Nous avons vir\u00e9 No\u00ebl !…No\u00ebl d\u00e9mission sinon coups de crampon ! No\u00ebl d\u00e9mission sinon coups de crampon ! Coups de crampon ! Coups de crampon !… Nous avons impos\u00e9 aux grands, Paul, Antoine, Karim,...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
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