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<\/a> <\/div>\r\n \r\n Mais encore, que leur dirai-je ? Je n’ai qu’un mot \u00e0 dire, un mot r\u00e9el aussi r\u00e9el que la corde qui me pendra. Un mot qui me d\u00e9mange, un mot qui me d\u00e9vore, un mot que le bourreau m\u00eame pourra comprendre. J’ouvrirai la bouche \u2014 je le dirai le mot \u2014 je fermerai la bouche \u2014 et ce sera tout. … (Car c’est souvent le sort \u2014 ou le tort \u2014 des po\u00e8tes de parler trop tard ou trop t\u00f4t.) 1936 [extrait de \u00ab\u00a0Les derni\u00e8res paroles du po\u00e8te\u00a0\u00bb, in \u00ab\u00a0Le contre-ciel suivi de Les Derni\u00e8res paroles du po\u00e8te\u00a0\u00bb, publi\u00e9 chez Po\u00e9sie\/Gallimard en octobre 1970]. Pour...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Une fois n\u2019est pas coutume. Je meurs d\u2019envie de faire la promotion d\u2019un lieu, d\u2019un s\u00e9jour, de vacances familiales, hors couverture du r\u00e9seau, la paix ainsi assur\u00e9e pour tous, sans tentation autre que les activit\u00e9s nature du lac de Sidiailles (m\u00eame si je reconnais que nos smartphones ont fait photos et vid\u00e9os). Une destination m\u00fbrie le temps que mes petits enfants puissent en profiter autant que les grands\u2026 et m\u00eame les tr\u00e8s grands ! Ao\u00fbt 2013, sur le Sentier des Maitres Sonneurs, \u00e0 l\u2019ombre clairsem\u00e9e de quelques bouleaux, apr\u00e8s avoir contourn\u00e9 le lac de Sidiailles par un atypique sentier montagnard\u2026 et...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Pendant 18 ans, de 1973 \u00e01989 , vivre enterr\u00e9 24h\/24 dans une cellule de 3x2m, juste deux trous pour a\u00e9rer, un filet de lumi\u00e8re, sans hygi\u00e8ne, sans soins, nourri d’un morceau de pain et d’une assiette de brouet par jour, sans eau potable, c’est ce qu’a endur\u00e9 pendant 18 ans le survivant de la cellule 13, Aziz Binebine, dans la prison secr\u00e8te de Tazmamart au Maroc. Si ce \u00ab\u00a0Tazmamort, r\u00e9cit de vie\u00a0\u00bb est surtout un hommage \u00e0 ses compagnons d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, c’est aussi celui d’une impressionnante r\u00e9silience. Comment tenir \u2014 et en sortir saint d’esprit \u2014 plus de 18 ans, plus...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n L’enfant essaye de courir d\u00e8s qu’il marche comme si le simple d\u00e9placement utile ne lui suffisait pas. D\u00e8s le premier sprint, il rit, rassur\u00e9 par les bras ouverts qui l’attendent. Puis, entra\u00een\u00e9 par l’inertie, il pousse sa poussette. il domestique aussit\u00f4t trottinette et draisienne pour acc\u00e9l\u00e9rer encore, essouffler ses grands-parents , leur faire peur et se faire peur. La neige, la pente… la luge. Toujours plus haut, toujours plus vite ; plus on rit d’avoir peur. Et Pap\u00e9 entre dans le jeu. Il pousse de plus en plus fort. Et Mam\u00e9 s\u00e9curise de sa pr\u00e9sence en bas du chemin pr\u00eate...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Paris est une mine. Ciel gris, jour libre. Paris se pr\u00eate aux d\u00e9cisions de derni\u00e8re minute. Il suffit de se laisser influencer par le peu d’information positive que nous apporte le quotidien, celle des expositions, des lieux publics et des mus\u00e9es puis de se laisser porter par les transports en communs. Les pavillons des 350 ans de Saint-Gobain place de la Concorde, la remont\u00e9e des Champs-\u00c9lys\u00e9es, la descente du bois de Boulogne vers le vaisseau de verre de la fondation Vuitton ont donc magnifiquement combl\u00e9 une longue journ\u00e9e d’automne. Vibrations lumineuses d’un escalier de verre ; rythme des sons, musiques,...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Ach\u00e8res. For\u00eat de Saint-Germain. Ancien pas de tir transform\u00e9 en jach\u00e8res. Une amie passionn\u00e9e de photo naturaliste nous guide vers un spot \u00e0 papillons. T\u00f4t le matin pour profiter de l\u2019instant o\u00f9 ils montent en haut des tiges, ouvrent leurs ailes au soleil, s\u00e8chent puis s\u2019envolent. Des vagues dor\u00e9es de gramin\u00e9es , quelque chardons qui d\u00e9passent. Mais des papillons … point. Victimes de la s\u00e9cheresse peut-\u00eatre. Points noirs sur les carapaces des coccinelles qui ont conquis l\u2019espace en colonies couvrant les ombrelles claires des carottes sauvages ou les boules jaunes de la tanaisie….. Escargots qui broutent les jeunes pousses et...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n J\u2019ai entrepris et ex\u00e9cut\u00e9 un voyage de quarante-deux jours autour de ma chambre. Les observations int\u00e9ressantes que j\u2019ai faites, et le plaisir continuel que j\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 le long du chemin, me faisaient d\u00e9sirer de le rendre public ; la certitude d\u2019\u00eatre utile m\u2019y a d\u00e9cid\u00e9. Mon c\u0153ur \u00e9prouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infini de malheureux auquel j\u2019offre une ressource assur\u00e9e contre l\u2019ennui, et un adoucissement aux maux qu\u2019ils endurent. Le plaisir qu\u2019on trouve \u00e0 voyager dans sa chambre est \u00e0 l\u2019abri de la jalousie inqui\u00e8te des hommes ; il est ind\u00e9pendant de la fortune. \u00ab\u00a0Voyage autour de ma...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
<\/a> <\/div>\r\n \r\n Ce sera une vraie r\u00e9volution quand les gens parleront des livres apr\u00e8s les avoir lus, jugeront les gens non sur des phrases mais sur des id\u00e9es, appr\u00e9cierons non pas des mots mais des faits. Je lis beaucoup, dans tous les genres, aussi bien fiction que po\u00e9sie, \u00e9conomie et politique. Et sur ce dernier point, j\u2019essaye de lire ce qu\u2019\u00e9crivent les gens qui m\u2019interpellent positivement ou n\u00e9gativement y compris \u00e9pidermiquement. C\u2019est souvent la longueur de l\u2019\u00e9crit qui permet de se faire un jugement et d\u2019\u00e9viter les travers du parti-pris. Je ne d\u00e9daigne pas non plus les biographies qui souvent font d\u00e9couvrir...<\/p>\n <\/div>\r\n <\/div>\r\n \r\n
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