Les visiteurs – octobre 2015

Paris est une mine. Ciel gris, jour libre. Paris se prête aux décisions de dernière minute. Il suffit de se laisser influencer par le peu d'information positive que nous apporte le quotidien, celle des expositions, des lieux publics et des musées puis de se laisser porter par les transports en communs. Les pavillons des 350 ans de Saint-Gobain place de la Concorde, la remontée des Champs-Élysées, la descente du bois de Boulogne vers le vaisseau de verre de la fondation Vuitton ont donc magnifiquement comblé une longue journée d'automne.
Vibrations lumineuses d'un escalier de verre ; rythme des sons, musiques, photographies et lasers.
Façades de verre, jeux d'eau, colonnes lumineuses, entrelacs des couloirs et des escaliers.
Salles noires, écrans vidéo ; cités tentaculaires, violences urbaines, raves, filasse nocturne des voies de chemin de fer qui nous conduisent vers un lumineux concerto pour deux violons.

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Peintures et photographies monumentales, aux figurations suggestives.
Feuillages en feu du jardin d'acclimatation.
Nous étions nombreux, nez en l'air, mimiques et regards surpris, interrogatifs, irrités ou subjugués ; enfants, jeunes et vieux, parisiens et étrangers, négligés et distingués, classiques et m'as-tu-vu ; des visiteurs partie prenante du spectacle.